Un médecin libéral qui gagne 15 000 € nets par mois touchera en moyenne 2 722 € de pension de retraite selon la CARMF. Un chirurgien-dentiste libéral, 2 516 € selon la CARCDSF. Ce décrochage, souvent de l’ordre de 80 % des revenus d’activité, est le risque patrimonial le plus important de la profession. Et le moins anticipé. La bonne nouvelle : plus on s’en occupe tôt, plus les leviers sont puissants.
Beaucoup de médecins et de chirurgiens-dentistes que nous accompagnons ont une idée approximative de leur future pension. Ils savent qu’elle sera « faible », mais rarement à quel point. Et surtout, ils n’ont pas fait la projection précise de leur situation au moment de l’arrêt d’activité : niveau de revenus disponibles, patrimoine mobilisable, écart à combler, options encore accessibles.
Un bilan retraite bien réalisé ne se limite pas à estimer une pension. Il répond à des questions structurantes : à quel âge pouvez-vous partir dans des conditions acceptables ? Avez-vous intérêt à racheter des trimestres, et si oui, lesquels et à quel moment ? Votre patrimoine actuel est-il capable de générer les revenus complémentaires nécessaires ? Quels arbitrages faire maintenant pour améliorer votre situation dans 10 ou 20 ans ?
Le régime de retraite des médecins libéraux (CARMF) et des chirurgiens-dentistes libéraux (CARCDSF) repose sur un système de cotisations calculées sur les revenus professionnels. Ce système génère des droits, mais des droits qui ne reflètent pas le niveau de vie atteint pendant l’activité.
Plusieurs facteurs expliquent ce décrochage. Les années d’études et d’internat représentent une longue période sans cotisation, ou avec des cotisations minimales. Les premières années d’installation génèrent des revenus encore modestes. Et le plafonnement des cotisations aux régimes complémentaires limite mécaniquement le montant de la pension, même pour les praticiens à hauts revenus.
Résultat : un médecin libéral qui a exercé 30 ans avec des revenus élevés peut se retrouver avec une pension qui représente 15 à 20 % de ses anciens revenus. Pour un chirurgien-dentiste, la situation est similaire.
Ce décrochage n’est pas une fatalité, mais il ne se corrige pas en un an. C’est pourquoi l’anticipation est le facteur déterminant. Un praticien qui commence à structurer sa retraite à 40 ans a des options radicalement différentes de celui qui s’en préoccupe à 58 ans.
C’est le moment le plus stratégique. Le rachat de trimestres (années d’études, périodes incomplètes) coûte moins cher à cet âge, et son impact sur la pension future est maximal. Les décisions prises sur la structure d’exercice, la politique de rémunération et l’épargne ont encore tout le temps de produire leurs effets.
La fenêtre de décision se resserre. C’est le moment de vérifier l’exactitude du relevé de carrière, d’arbitrer entre rémunération et capitalisation, et de définir précisément l’âge cible de départ. Les dispositifs encore accessibles doivent être identifiés et mis en place sans tarder.
L’heure des arbitrages finaux : date exacte de liquidation des droits, intérêt du cumul emploi-retraite, cessation progressive d’activité, transmission du cabinet. Chaque décision a un impact immédiat et irréversible.
Le rachat de trimestres est l’exemple le plus frappant de l’importance du timing. Le coût d’un rachat de trimestre augmente avec l’âge, car il est calculé en fonction de l’espérance de vie restante et des revenus actuels. Un praticien qui rachète des trimestres à 40 ans peut espérer un retour sur investissement en quelques années de pension. Le même rachat à 58 ans peut ne jamais être rentabilisé.
Les arbitrages entre rémunération et dividendes dans une SEL ont également un impact direct sur la pension future. La politique de rémunération d’un praticien en SEL influence les cotisations versées aux régimes obligatoires, et donc les droits acquis. Un praticien qui minimise excessivement sa rémunération pour réduire ses cotisations sociales court terme peut se retrouver avec des droits insuffisants à la retraite.
Les dispositifs comme le cumul emploi-retraite ou la cessation progressive d’activité nécessitent une planification en amont pour être utilisés de façon optimale. Le cumul emploi-retraite, par exemple, permet de continuer à exercer tout en percevant sa pension — mais les règles de cumul varient selon que la liquidation est partielle ou totale, et selon le régime de retraite concerné.
Notre bilan retraite ne produit pas uniquement un chiffre. Il produit une feuille de route — une vision claire de votre situation aujourd’hui, de votre trajectoire probable, et des décisions à prendre pour l’améliorer.
Nous accompagnons exclusivement des médecins et chirurgiens-dentistes libéraux. Cette spécialisation nous permet de maîtriser les spécificités de la CARMF et de la CARCDSF, les interactions entre structure d’exercice et droits à la retraite, et les stratégies d’optimisation adaptées à chaque profil.
La reconstitution de carrière : nous vérifions l’exactitude de votre relevé de carrière, identifions les erreurs ou oublis éventuels (périodes mal enregistrées, cotisations manquantes, années d’études non rachetées), et calculons précisément vos trimestres validés à ce jour.
La projection des droits : nous calculons le montant de votre pension aux différentes dates de liquidation envisageables, en tenant compte de vos régimes obligatoires (CARMF ou CARCDSF, régime de base), de vos régimes complémentaires, et des dispositifs spécifiques auxquels vous pouvez prétendre.
L’analyse de l’écart : nous quantifions précisément le décrochage entre votre niveau de vie actuel et vos revenus futurs projetés. C’est ce chiffre, souvent inconnu jusqu’au bilan, qui donne la vraie mesure de l’effort à produire.
Les leviers d’optimisation : en fonction de votre âge et de votre situation, nous identifions les dispositifs accessibles — rachat de trimestres, modification de la politique de rémunération, épargne retraite complémentaire, revenus patrimoniaux — et chiffrons leur impact sur votre situation future.
La coordination avec votre stratégie patrimoniale : le bilan retraite est intégré à une réflexion plus large sur votre patrimoine. Votre épargne financière, vos investissements immobiliers, et votre structure d’exercice sont analysés en cohérence avec vos objectifs de retraite.
Un bilan retraite complet coûte généralement entre 800 et 1 500 €, parfois jusqu’à 3 000 à 5 000 € pour les dossiers complexes (carrière mixte libéral/salarié, périodes à l’étranger, situations particulières).
Chez Baris Stratégie, le bilan retraite est entièrement offert, sans condition. Parce que nous pensons qu’anticiper sa retraite est un droit, pas un service premium.
Un premier rendez-vous confidentiel pour analyser votre situation retraite dans sa globalité. À l’issue de cet échange, vous savez précisément où vous en êtes, quel décrochage vous attend, et quels leviers sont encore accessibles dans votre situation.
Offert. Sans engagement. Confidentiel.
